Le nom Martinerie
- Covaï ?
-
CovaÏ beu….
-
Mais vous parlez
l’occitan ?
-
Non, mais des
années de vacances en Corrèze m’ont quand même donné un minimum…
Ce
bref dialogue s’échange un soir de 78 avec un professeur d’occitan de l’Université
de Toulouse venu à Sceaux pour préparer la félibrée. Lui indiquant mon nom, il
me demande alors si j’en connais l’origine. Ce n’est pas le cas, et il me
raconte alors la belle histoire !
Elle
débute au Haut Moyen Age. En ce temps là, dans les pays du sud de l’Europe, on
a une grande crainte.
A
une époque de l’année, les journées raccourcissent de plus en plus, et on a
peur de la nuit, peur d’une nuit éternelle, peur de ne pas revoir les longues
journées d’été. Alors, pour que le Seigneur soit miséricordieux, on l’implore
et on fait jeûne et pénitence.
A
la même époque, dans les pays du nord de l’Europe, on a une grande crainte.
A
une époque de l’année, les journées raccourcissent de plus en plus, et on a
peur de la nuit, peur d’une nuit éternelle, peur de ne pas revoir les longues
journées d’été. Alors, ignorants du lendemain, on fait –peut être une dernière
fois – la fête.
Puis
les peuples commencent à se rencontrer, à se croiser, à se connaître. Et ceux
du sud découvrent que face au même problème, la solution du nord fonctionne
aussi bien, et qu’elle est quand même plus sympathique… Alors naissent les
foires de la St Martin.
Au
cours de ces foires, certains martinaient – c’était un verbe- et ceux là
devinrent les Martinerie.
Voilà
l’histoire complète….si l’on précise que le verbe martiner signifiait
alors :
« Se
livrer à la débauche à l’occasion de la St Martin »